
Vivre d’amour,
c’est bannir toute crainte,
Tout souvenir des traces du passé :
De mon péché, je ne vois nulle empreinte,
En un instant, l’Amour a tout brûlé !
Ste Thérèse de l’Enfant Jésus
Le sacrement du pardon est appelé également sacrement de la réconciliation, sacrement de la pénitence ou confession, il s’attache à sortir l'homme fragile et faible de sa culpabilité et de sa faute pour le conduire sur les chemins de la paix. L’amour de Dieu est bien plus fort que nos ruptures. Vous pouvez en tout temps solliciter un prêtre pour vivre cette démarche de réconciliation devant Dieu.
Nous sommes heureux d'accueillir les enfants de 4H pour la préparation à ce sacrement.
Cette préparation peut également se faire à tout âge.
J'allais chaque jour visiter les malades d'un hôpital près de ma paroisse, aux USA. Une femme dans le coma figurait constamment sur ma liste. Un jour où j'avais un nombre impressionnant de malades à voir, je me suis dit que je pouvais laisser tomber la visite de cette femme, car elle n'avait pas besoin de moi puisqu'elle ne pouvait pas me parler !
Puis, en visitant les autres patients, je me sentis coupable et pensai que je ferais mieux d'aller la voir. Je m'assis donc à son chevet et commençai mon rituel : « Je suis le père Tim, c'est aujourd'hui lundi, etc… ». À la fin, je me mis à penser : « C'est vraiment stupide. Elle ne peut pas me répondre, je suis en train de perdre mon temps. Je ne reviendrai plus, je vais l'enlever de ma liste ».
Soudain, une pensée me vint à l'esprit, qui n'était pas de moi, c'est sûr : « Cette femme a besoin de l'absolution pour ses péchés ». Effectivement, elle n'avait pas pu se confesser puisqu'elle était dans le coma. Alors je me penchai à nouveau vers elle et lui murmurai :
« Si vous avez commis quelques péchés pour lesquels vous n'avez pas encore reçu le pardon, présentez-les maintenant au Seigneur dans votre cœur ; puis je dirai l'acte de contrition avec vous ». J'attendis trois minutes. Je récitai alors l'acte de contrition et lui donnai l'absolution. Tandis que je m'adossais à ma chaise, la femme se redressa soudain sur son lit ! Sans me regarder, elle fixa ses yeux sur la croix accrochée au mur. Elle ouvrit tout grand ses bras et, le visage illuminé d'un beau sourire, s'écria : « Jésus !». Puis elle retomba en arrière et mourut. Je me retournai brusquement pour voir si Jésus était là, mais non. Il était venu pour elle à ma parole de prêtre dans le sacrement du pardon, et Il l'avait emmenée avec Lui !
Si Dieu vous appelle à vous approcher de ce merveilleux sacrement, pourquoi tarder ?